Quels sont les impacts?

 

 

Dans notre monde libéralisé, où les Etats ne régulent plus les prix, la hausse des prix des produits agricoles sur les marchés internationaux se répercute directement sur les prix des marchés locaux appauvrissant les consommateurs et producteurs-particulièrement dans les pays les plus pauvres du Sud.

Prix locaux des produits alimentaires par région

Consommation Nord-Sud

 

 

Les consommateurs : premières victimes

Au Sud, les consommateurs consacrent en moyenne ¾ de leurs revenus à l’alimentation. L’augmentation du coût de l’alimentation accentue la faim et la pauvreté. Trop pauvres, les ménages ont encore moins d’argent pour la scolarité, les soins de santé, etc. 

 

 

Les producteurs : pas forcément gagnants

La hausse des prix n’entraine pas nécessairement une augmentation de revenus pour les petits producteurs, souvent trop pauvres pour investir, ou pouvoir vendre juste au moment où les prix sont hauts. Et comme ces petits producteurs ne produisent souvent pas assez pour nourrir leur famille, ils sont eux-mêmes victimes de la hausse des prix. En Belgique, les producteurs de viande croulent sous le poids du prix des intrants pour nourrir le bétail.

 

Témoignage

x

Les Etats dépendants : situation alarmante

Les Etats les plus pauvres sont, en grande majorité, des pays importateurs nets de denrées alimentaires. Ce sont ces mêmes Etats auxquels les institutions internationales et bailleurs internationaux ont imposé dans les années 80 l’abandon de politiques agricoles fortes au profit d’une sécurité alimentaire à bas prix en provenance de l’étranger. Pour ces Etats, l’impact des pics de prix se mesure en augmentation du coût des importations qui grèvent le budget des Etats et réduit les mesures de soutien aux populations pauvres.
Concrètement, il en découle une forte instabilité politique et une augmentation des conflits internes, ce qui mène aux révoltes qu’on a pu observer en 2008 en Afrique de l’Ouest ou en 2011, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.