Quelles sont les solutions?

 

Jusqu’ici peu d’efforts ont été faits pour s’attaquer concrètement et réellement aux causes structurelles de la volatilité en prenant des mesures efficaces de régulation des marchés, y compris des marchés financiers.

Que ce soit au niveau international, européen ou belge, les intentions sont là, mais les engagements concrets manquent. 

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Europe

Au niveau européen, des mesures en vue de renforcer la transparence des produits dérivés négociés de gré à gré ont été prises dans le cadre de la régulation dire Emir. Par ailleurs, la directive sur les marchés d’instruments financiers est en cours de révision. Le Parlement européen a voté le principe de limites de position obligatoires, mais le texte est trop faible. Le Conseil doit en encore se prononcer … 

Au niveau belge, malgré la déclaration gouvernementale qui engageait le gouvernement à plaider et prendre des mesures pour éviter la spéculation abusive sur les matières premières alimentaires et énergétiques, les réalisations concrètes manquent. Les ministres des finances successifs subissent le débat européen. Et l’ambition de la proposition de résolution du Parlement d’interdire les produits spéculatifs a été vidée de sa substance suite aux amendements votés le 4 juin dernier en Commission Finance.

Afin de répondre à l’impérieuse nécessité de stopper la spéculation excessive sur les marchés agricoles, il est nécessaire que nos responsables politiques prennent des mesures visant à réguler les marchés dérivés et le secteur financier en général, mais aussi s’attaquer aux causes de la volatilité des prix agricoles notamment au travers de politiques de stabilisation des prix

En attendant que les politiques s’engagent, SOS FAIM vous invite à interpeller votre banque.

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La régulation des marchés financiers et de la spéculation implique :

• Une réelle transparence des marchés financiers, et des opérations financières à tous les niveaux.
• Des limites de positions imposées à tous les acteurs sur les marchés financiers, sans exception, et sur toutes les opérations, en ce compris les opérations de trésoreries. Ces limites de position doivent être fixées à priori, par les autorités de régulation européennes et internationales. Il faut également proposer des seuils qui soient réellement contraignants, par catégories  mais aussi pour  les acteurs individuellement.
• De restaurer la frontière entre les banques de dépôt et d’investissement, pour que nos banques ne puissent pas utiliser les fonds en dépôt pour investir et spéculer sur les matières premières agricoles.