Suite de la campagne : Plus de mobilisation politique du prochain gouvernement

Suite de la campagne : Plus de mobilisation politique du prochain gouvernement

Depuis la sortie du rapport "En Belgique aussi les banques sont complices" en juin 2013 et sous la pression citoyenne et médiatique, les banques ont réagi et, pour certaines, se sont clairement positionnées ou engagées à supprimer les produits spéculatifs sur les matières premières agricoles de leur offre (KBC, Belfius ). Mais les avancées restent inégales entre les banques : découvrez l'état des lieux de la position de chaque banque.

Un an après la sortie de ce rapport, SOS Faim a fait le point sur la campagne « On ne joue pas avec la nourriture », en compagnie des ONG partenaires. Découvrez l’action symbolique, l’interpellation des banques et la remise des lettres signées par les citoyens dans cette vidéo.

Mais le combat contre la spéculation alimentaire ne s’arrête pas là. Concrètement, nous demandons que le prochain gouvernement prenne les mesures suivantes pour mettre définitivement fin à la spéculation alimentaire en Belgique :

1. Dans le sens d’une plus grande transparence et une régulation des marchés :

• Interdire la commercialisation des fonds spéculatif des fonds d’investissement de type spéculatif, notamment les fonds indiciels, qui sont liés aux matières premières agricoles.

• Enjoindre la FSMA de fixer des limites de position qui rendent les positions dominantes sur le marché impossibles et interdit la spéculation excessive

• Effectuer au niveau de la FSMA un audit public des produits financiers offerts par les institutions financières au niveau de la vente au détail, mais également au niveau des clients institutionnels et au niveau de l’investissement pour compte propre des instituions financières

• Veiller à la traduction et l’implémentation correcte de la directive MIF II

2.  Un cadre régulatoire renforcé pour le secteur financier, cela implique notamment :

• La mise en place rapide et effective de la taxe sur les transactions financières.

• D’éviter la dérégulation des marchés financiers par l’interdiction d’intégrer la libéralisation des marchés de dérivés dans les négociations commerciales bilatérales, régionales et multilatérales

3.  S’attaquer aux causes de la volatilité des prix de façon inclusive en :

• permettant à un pays de permis de poursuivre une politique de stabilisation des prix

• interdisant les mandats et soutiens à la production et à la consommation d’agrocarburants qui augmentent la demande et la pression sur les marchés agricoles.

• minimisant l'impact du changement climatique sur la production agricole par la réduction : d'ici 2030 réduire les émissions de gaz à effet de serre de l'UE de 55%.